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lundi 23 juillet 2007

DE RETOUR !!!

Je suis de retour après deux semaines de repos, de voyages, de découvertes... Je suis heureuse de retrouver tous mes lecteurs et de partager de nouveau avec vous mes visites de jolis endroits et beaucoup d'autres choses. Même si mon blog n'a jamais été un carnet intime, vous savez déjà pas mal de choses sur moi et ma vie. Et vous êtes sûrement au courant que je suis dorénavant une femme mariée!!! Je remercie Manola et Isabelle pour leur tendre attention à l'occasion de cette journée si importante pour moi, ainsi que le jour de mon anniversaire.
Vous devez vous demandez :Comment ça s'est passé? Elle était comment, la mariée?Et bien je soulève le rideau et je vous fais entrer dans ma vie privée... un peu... Tout a commencé quand j'ai rencontré quelqu'un qui a su trouver les clés pour ouvrir mon coeur... Après 4 ans de la vie commune il m'a demandé: Évidemment, j'ai répondu "Oui", et quand le jour est arrivé, j'ai répété :devant Monsieur le Maire.

Quant'à "Elle", ou "Moi", elle était comme ça, la mariée, très discrète... Et pour notre voyage de noces, nous sommes restés en France, car ça fait un moment que l'on n'y retournait plus. On a visité pas mal de places au Sud-Ouest de la France, on a profité de sa cuisine, de ses beaux paysages, de la famille aussi... Mais ça, vous verrez dans mes prochains reportages...

mardi 27 mars 2007

EN QUOI AURAIS-TU ETUDIE SI TU EN AVAIS EU LA POSSIBILITE?

Je suis tombée sur cette question chez Manola. Et elle m'a renvoyé dans mon passé, dans mon pays d'origine qui est l'Ex-U.R.S.S. Les moeurs naissent du passé. L'évolution d'un peuple naît de son histoire. C'est pourquoi, je ne renie jamais mes origines, mais au contraire j'en suis fière. Manola est née sur une île, un petit coin de paradis, où tout prédispose au repos et au plaisir. Moi, je suis née en Biélorussie, un coin de la planète avec un climat assez sévère, en plus à l'époque de Brejnev, quand les gens ne savaient pas trop la notion du repos, ni de voyages... Tous, on a été derrière un rideau de fer. La propagande communiste était très forte. Pour "le plaisir" on donnait aux gens des morceaux de terre dans le périphérique de grandes villes, nommés "DATCHA". Ça donnait l'impression de devenir plus riche, on partait pour les vacances à la datcha. On faisait parfois des chachlik, on faisait la bringue, mais le reste du temps on bossait "cul en l'air", en arrachant les mauvaises herbes, en plantant des légumes, des fleurs, sans avoir du temps pour monter la tête et regarder le soleil. Il existait même une blague dans ce genre:
"Il y a un homme et une femme qui se rencontrent au marché. Ils se regardent et se posent la question où ils pouvaient voir l'un l'autre? Après un quart d'heure de recherches infructueuses l'homme dit à la femme de se pencher en avant. L'autre étonnée ,exécute quand-meme. L'homme sourit et dit: "Bonjour ma voisine de datcha!".
Une toute autre politique était menée par rapport au travail et aux études. Je m'en souviens très bien, déjà à 7 ans, la maîtresse à l'école nous disait que pour ceux qui veulent balayer les rues quand ils seront grands, il suffira d'apprendre à lire et à écrire. (Là d'ailleurs j'ai été fort surprise quand j'ai vu pour la première fois les statistiques sur les enfants français qui quittent l'école sans apprendre bien lire ou écrire!!!)Mais comme personne ne voulait aller balayer les rues, alors tout le monde était en compétition et essayait de faire de son mieux pour avoir de meilleures notes possibles. Autrement dit, on nous disait:"Veux-tu des perles? Plonge dans la mer!"J'aimais bien étudier, mes parents ne m'ont jamais forcé à faire mes devoirs. De leur retour du boulot le soir, ils avaient qu'à contrôler ce qui était déjà écrit dans les cahiers ou appris par coeur. J'ai été vraiment très sage et je voulais qu'ils soient fiers de moi et de mes résultats scolaires. Bizarrement l'idée de ce que je voudrais faire en futur m'est venue à l'âge de 11 ans, lors de ma première leçon de français. Ce qui est encore plus bizarre, c'est qu'elle ne m'a jamais quitté. A partir de 11 ans je savais que je voulais apprendre des langues. Alors j'ai tout fait pour ça. Il est à préciser qu'en Ex-U.R.S.S. tous les diplômés avaient une garantie d'emploi de 3 ans après l'Université, c'était obligatoire en même temps, ou autrement dit, c'était le prix à payer à l'Etat pour les études supérieures gratuites pendant 5 ans et pour la bourse que l'Etat nous payait (plus ou moins élevée-ça dépendait de nos résultats).On était en quelque sorte rassuré par nos diplômes et surs de notre avenir. C'était différent par rapport à aujourd'hui, quand l'Avenir se présente comme un fantôme aux mains vides qui promet et qui n'a rien. Alors vous comprenez qu'il y avait un grand intérêt d'être le meilleur!!! Et puis, seulement les étudiants qui réussissaient avoir le diplôme rouge, pouvait choisir, où travailler pendant 3 ans. J'ai réussi après l'école à rentrer à l'Université linguistique à la faculté de français, avec l'anglais comme deuxième langue.(Même si la jurisprudence et le journalisme me tentaient aussi beaucoup à 17 ans). 5 ans plus tard, je quittais mon Université avec un diplôme rouge (=mention très bien) qui me donnait la possibilité d'exercer le métier du professeur des langues étrangères et interprète. Au total je parle 5 langues: russe, biélorusse, français, anglais et italien. J'ai plutôt réussi ma carrière quand je vivais de l'autre coté de "la barrière". J'ai eu des jobs passionnants...J'ai rencontré des gens intéressants et intelligents. Mais maintenant, en vivant à l'étranger, ce n'est pas toujours le cas. Quand j'ai vécu en France, j'ai été quelqu'un sans profession, car tous les Français parlent français. Logique, non? Quant'à mon anglais, les directeurs des entreprises préfèrent toujours un moyen employé Français au meilleur étranger. Bon, en Italie, j'ai un peu plus d'ouvertures, mais ce n'est pas toujours évident non plus. Mais je ne me pleins pas, je suis heureuse malgré tout.
Pourquoi je raconte tout ça? Bah, parce qu'à mon avis, il n'est pas suffisant d'être volontaire et motivé dans la vie, d'apprendre beaucoup; faire de grandes études; avoir une tête - boite à projets; il faut aussi un peu de chance et apprendre à relativiser les choses, ce que nous ne savons pas faire étant jeunes. Et il ne faut pas surtout oublier que c'est avec nos petits talents ordinaires, qu'on parvient à être extraordinaire!
Je regarde les ados d'aujourd'hui. Il y en a beaucoup qui changent d'avis chaque année. Ma fille à l'âge de 4 ans voulait être une caissière au magasin, car elle pensait que tout le monde allait lui donner de l'argent. Plus tard, elle voulait être l'institutrice. Encore plus tard, professeur d'école. Maintenant, elle dessine très bien à point de participer aux concours différents, et elle écrit des poésies en russe et en anglais. Elle dit qu'être designer en informatique ça la tente. On va voir combien de fois elle va encore changer d'avis...

lundi 19 mars 2007

Qui parmi vous, mes chers lecteurs, n'a jamais pris de bonnes résolutions, en se disant:"Plutôt que de s'interroger sur ce que cette année nous apportera, ne serait-il pas plus sage de se demander ce que NOUS nous apporterons cette année?" Je ne fais pas d'exception, et comme tout le monde, au début de l'année 2007 j'ai pris la résolution de retourner dans ma salle de gym. Vous savez, les femmes slaves, c'est une catégorie à part... Chez nous les hommes disent que la femme idéale c'est quand elle est bâtie en forme d'une guitare. Les Italiens ici, ils nous comparent plutôt avec une mandoline "Bello mandolino!" Bon, des goûts et des couleurs, vous savez, ça ne se discute pas. Mais moi, je préfère arriver à ma retraite (si Dieu le veut) en bonne santé et avec peu de kilos en surplus. Quelqu'un a dit que la posture comme l'attitude est importante. Comme je ne fume pas, et l'alcool ne m'intéresse pas trop, sauf le week-end, ou quand il y a des invités, évidemment, je ne joue pas la Sainte Nitouche... je bois les trucs assez légers. Je sais aussi qu'il est plus facile de surveiller son régime que de le suivre. En Russie, en Ukraine et chez nous en Biélorussie quand il y a une fête, ça se fête la plupart du temps avec de la vodka, rien que ça!Et pour tout le monde, hommes comme femmes! Les notions de l'apéro ou du digestif nous sont inconnues. Il existe juste une règle qui dit qu'entre le premier verre et le deuxième l'intervalle ne doit pas être très important. On commence par la vodka et on termine avec...Même quand vous êtes déjà habillé et prêt à partir, la maîtresse de la maison peut vous proposer un tout dernier verre pour la route!!! Je peux vous rassurer qu'il y a peu de gens qui refusent et peu d'étrangers qui résistent. Une fois j'ai travaillé comme guide pour un ambassadeur français et un ambassadeur belge avec leurs familles. Oh, les pauvres! Quand ils m'ont déposé chez moi avant de retourner à Minsk, et mes parents avec leur hospitalité leur ont proposé un dernier verre pour la route (entre Brest et Minsk il y a 350 km), c'était une goutte de trop... Je vous épargne des détailles. Heureusement qu'ils avaient un chauffeur...L'essentiel dans ce cas, c'est de suivre le conseil de Coluche: Ne buvez pas l'alcool au volant, vous pourriez en renverser! Certaines personnes sachant que leurs invités n'aiment pas les boissons fortes, font un effort et proposent également du vin, ou pour de grandes occasions du champagne. Mais la Bielorussie ne produit pas le vin elle-meme, le vin est exporté de la Moldavie, et il n'est pas très bon, en plus très cher. Au contraire la vodka coûte deux fois rien et est de meilleur qualité qu'en Europe. Chez nous à Brest il y a une usine spécialisée à la production de la vodka, qui a reçu plusieurs primes aux différents concours internationaux. Il existe chez nous peut-etre 50 espèces de cette boisson: à la base du miel, du jus de l'arbre de bouleau (qu'on ramasse au printemps)-c'est d'ailleurs la plus douce et ma préférée, du blé, du betterave à sucre, etc, etc,etc. Mon entourage se foutait toujours de ma gueule quand je retournais mon nez du verre avec de la vodka. On me disait:"Toi, t'as vraiment des goûts d'aristocrates". Et alors, où est le mal, si j'aime un bon vin rouge et le champagne. La vodka, je peut la prendre seulement avec une tartine au caviar rouge ou noir, ça va tout seule, mais autrement, je deviens pompette trop vite et je n'ai aucun plaisir. Le caviar, c'est peut-etre la seule chose qui me manque ici, et encore... car ma maman envoie des petits colis à sa fille chérie de temps à autre. Les fêtes passées (et chez nous, comme il y a deux religions et deux cultures, on commence le 24 décembre et on termine le 14 janvier), je me disais toujours qu'une petite action vaut mieux que la plus grande intention, mais les résolutions sont comme des anguilles...on les prend facilement, mais on les tient difficilement. Et tout-à-coup, aujourd'hui je me suis réveillée avec une envie de faire des efforts physiques!!! YES!!!


Ça fait du bien quand-meme de transpirer un coup, 20 minutes sur le tapis roulant, 20 minutes du vélo, un peu d'abdominaux, un peu de pectoraux pour commencer... Et puis on retrouve ses amis... Il n'y a pas maintenant trop de monde car certains Valdotains vont encore faire du ski, d'autres travaillent comme guides de montagne. Ils vivent ici en incroyable harmonie avec la nature. Il y a plein de musées consacrés aux animaux, aux oiseaux, aux poissons, aux arbres, aux fleurs...Ils préservent leur environnement et leur culture pour des générations futures. Il n'est pas rare d'entendre un Italien dire:"Mon grand-père m'a raconté que..." ou "Les anciens disent que..." Et eux, à leur tour racontent cette histoire à leurs enfants ou petits-enfants.Et ils sont très proches de la terre ici en Vallée d'Aoste. C'est pourquoi avec l'arrivée du printemps ils travaillent dans les vignes, dans leur jardins, et moi citadine, qu'est-ce qui me reste? Aller chaque jour dans la salle de gym où il y a dix personnes? Mais bon, n'exagérons pas non plus, les résolutions sont comme des vitamines: elles sont efficaces, prises tous les jours; mais il ne faut pas en faire un drame si on les oublie une fois de temps à autre. C'est pourquoi je me suis fixé des limites: je vais y aller 3 fois par semaines, c'est déjà pas mal, non? Katia, ma fille de 12 ans, je crois qu'elle y prend le gout aussi, tant mieux. Et vous, quelles bonnes résolutions avez-vous pris et réussisez-vous de les tenir? Si vous croyez que les résolutions que vous avez prises pour cette année sont trop lourdes à porter, consolez-vous en pensant à toutes celles qui tomberont en chemin!





mardi 13 mars 2007

Un jour j'ai vu sur le blog de Manola un petit carnet qu'elle a "habillé" elle-meme, comme une grande (riiiire), et que j'ai beaucoup aimé. J'éprouve toujours beaucoup d'admiration envers les gens qui savent faire des choses de leurs propres mains. Moi, au contraire, je ne suis pas très manuelle. Sauf en cuisine, et encore -seulement quand j'attends des invités ou quand il y a une fête, ou un week-end pour gâter ma famille. Autrement, quand je suis seule à la maison, c'est plutôt sandwich ou salade. Je peux même manger debout, ça ne me gène pas (une vieille habitude restée des années quand j'ai "speedé" entre boulot, maison, école de ma fille et loisirs). Mais j'ai parlé donc, des gens qui sont doués en toute sorte d'art, bricolage etc. Je m'en souviens à l'école on a eu une discipline une fois par semaine qui s'appelait comme ça "travail manuel". La classe a été partagé en deux: les garçons et les filles. On apprenait aux garçons le bricolage, couper du bois, planter des clous et ainsi de suite. Aux filles au contraire, on apprenait à coudre, à tricoter, à cuisiner, s'occuper du jardin etc. Quand il y avait un devoir à faire je m'arrangeais toujours pour "passer la commande" à ma mère ou à ma grand-mère. Ce n'était vraiment pas mon truc. Je pouvais passer des heures sans me lever, en révision, en préparant les devoirs pour toute une semaine (car en EX-URSS le système scolaire prévoit un gros travail individuel des élèves à la maison), mais le reste, je trouvais trop ennuyeux à mon goût. Même maintenant, je peux passer des heures, même des jours en faisant une traduction (car à la base c'est ça mon métier) mais il ne faut pas me demander mettre les mains dans la terre ou peindre un mur. Ma mère elle a une "datcha" (un morceau de terre avec une petite maisonnette en brique, là elle plante des légumes, des fleurs, il y a aussi des arbres fruitiers). C'est moins cher que d'acheter au marché. Elle, fille des paysans, adore!!! moi, citadine je déteste!!! Les psychologues disent qu'il faut chercher les réponses à toutes les questions dans votre enfance. Ou comme disait Antoine de Saint-Exupéry: "ON EST DE SON ENFANCE COMME ON EST D'UN PAYS". J'ai grandi jusqu'à mes 4 ans chez mes grands-parents, dans un village bielorusse. A cette époque existaient encore des kolkhozes, et mes grands-parents ont été des kolkhoziens, et en étaient fiers. A partir de 7 ans (première année à l'école) mes parents ont commencé à m'envoyer pour les vacances d'été (3 mois!!!) chez mes grands-parents. C'était moins cher que m'envoyer dans une colonie de vacances, et en plus maman se justifiait en avançant des arguments incontestables : lait de notre vache, oeufs de nos poules, viande de notre cochon, légumes de notre jardin. A cette époque la parole des parents était égale à la parole du Dieu... Alors 10 ans de suite je m'y suis retourné et chaque été j'avais le droit à 1 hectare de betteraves à sucre (arracher les mauvais herbes 3 fois en 2 mois), car si ma grand-mère refusait, en automne kolkhoze lui refusait ses quelques sacs de sucre gratuits. Dos courbé, chaleur d'enfer, poussière... Et en automne il fallait y retourner pour les arracher, nettoyer et charger sur une remorque. Il y avait aussi du lin à arracher et ficeler en petits bouquets. Il y avait également de l'herbe coupée pour l'hiver qu'il fallait retourner 3 fois pour qu'elle sèche mieux. Et après tout cela vous voulez que j'aime mettre mes mains dans la terre!!!!!!!!!!!!!!!!! JAMAIS, MAI, NEVER!!!!! Même les fleurs, je ne les achète jamais moi-meme, mon chéri (lui, il est tout le contraire de moi!) m'appelle "génération plastique". Ça ne veut pas dire que je n'aime pas les fleurs ou la nature, mais ça me fait ch..r de les arroser etc. Au balcon, c'est lui le jardinier, et moi, j'aime juste m'asseoir et regarder. Je ne voudrais pas que ma fille soit comme moi, mais pour l'instant c'est mal parti... Elle aussi préfère lire, écrire des poésie, l'ordi bien sur, mais pas la terre...ou bricolage. N'empêche qu'on est fortes toutes les deux en découpage (riiiiiiiireeeeeeeee!). Chacun son truc.
Mais pourquoi donc, toute cette histoire? Tout simplement après avoir lu un article chez Manola j'ai revu mon enfance à moi, et puis j'ai eu par internet quelques travaux que notre nièce a fait. Et j'ai voulu vous en faire profiter. Elle fait beaucoup de brocantes et avec des vieux truc fait des petites merveilles. A vous de juger.
Et n'oubliez pas de me laisser vos impressions.

















































mardi 23 janvier 2007




Un proverbe chinois dit que mieux vaut rater sa chance que ne pas l'avoir tentée. Et comme ce ne sont pas ceux qui savent le mieux parler qui ont les meilleurs choses à dire, JE ME LANCE!!!

Si vous aimez fouiller dans la vie privée, ce blog n'est pas pour vous. Il vous suffit de savoir que je suis bien dans ma peau (elle est juste à ma taille) et que je ne suis pas parfaite mais je suis toujours moi-meme. Chacun de nous est une Lune avec une face cachée que personne ne voit. Alors le regard en profondeur de mon blog vous révélera peut-etre bien davantage qu'un simple coup d'oeil. N'OUBLIEZ PAS !!!!!